Frabulleur
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Le fioul de l'Erika, encore une fois, ravage la côte bretonne. Vingt-sept ans après le naufrage du pétrolier affrété par Total, les traces de pollution sont réapparues sur plusieurs plages du Finistère. Des oiseaux mazoutés ont été retrouvés sur ces côtes, victimes d'un événement qui ressemble à l'ancien naufrage.
Le 12 décembre 1999, l'Erika sombrait au large de la Bretagne, provoquant une des plus graves marées noires qu'ait connue la France. Environ 20 000 tonnes de fioul lourd s'étaient déversées en mer, polluant près de 400 kilomètres de littoral et provoquant la mort de 150 000 à 300 000 oiseaux. Les opérations de dépollution ont été menées avec les moyens de l'époque.
Aujourd'hui, des oiseaux découverts récemment sont pris en charge par la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Les plumes de ces oiseaux ont été envoyées au Cedre (Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) afin d'en analyser la nature. Dix plumes, issues de dix espèces d'oiseaux, ont été examinées par le Centre.
Selon son directeur, Nicolas Tamic, les analyses établissent un lien clair avec plusieurs sources de pollution, notamment le naufrage du pétrolier Tanio, qui s'est produit en 1980 au large de l'île de Batz. Les autres traces de pollution sont dues à des rejets opérationnels.
Mais la question reste : comment expliquer la réapparition de fioul de l'Erika près de trois décennies après le naufrage ? Nicolas Tamic rappelle que tout le fioul n'avait pas pu être récupéré. Le pétrole peut "se loger dans des zones inatteignables par les techniques de dépollution". L'érosion de l'épave, brisée en deux lors du naufrage, et des conditions météorologiques particulièrement agitées ont favorisé la remontée de ce fioul dit "impompable".
Vingt-sept ans après les faits, la Bretagne n'en a donc toujours pas fini avec les conséquences de cette sinistre marée noire. Les oiseaux continue à meurtre par la pollution.
Le 12 décembre 1999, l'Erika sombrait au large de la Bretagne, provoquant une des plus graves marées noires qu'ait connue la France. Environ 20 000 tonnes de fioul lourd s'étaient déversées en mer, polluant près de 400 kilomètres de littoral et provoquant la mort de 150 000 à 300 000 oiseaux. Les opérations de dépollution ont été menées avec les moyens de l'époque.
Aujourd'hui, des oiseaux découverts récemment sont pris en charge par la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Les plumes de ces oiseaux ont été envoyées au Cedre (Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) afin d'en analyser la nature. Dix plumes, issues de dix espèces d'oiseaux, ont été examinées par le Centre.
Selon son directeur, Nicolas Tamic, les analyses établissent un lien clair avec plusieurs sources de pollution, notamment le naufrage du pétrolier Tanio, qui s'est produit en 1980 au large de l'île de Batz. Les autres traces de pollution sont dues à des rejets opérationnels.
Mais la question reste : comment expliquer la réapparition de fioul de l'Erika près de trois décennies après le naufrage ? Nicolas Tamic rappelle que tout le fioul n'avait pas pu être récupéré. Le pétrole peut "se loger dans des zones inatteignables par les techniques de dépollution". L'érosion de l'épave, brisée en deux lors du naufrage, et des conditions météorologiques particulièrement agitées ont favorisé la remontée de ce fioul dit "impompable".
Vingt-sept ans après les faits, la Bretagne n'en a donc toujours pas fini avec les conséquences de cette sinistre marée noire. Les oiseaux continue à meurtre par la pollution.