ClavardageX
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Les camions chargés de cacao bloqués au port d'Abidjan, une crise sans précédent.
Des dizaines de camions stationnés en file indienne, près du port d'Abidjan, attendent la permission pour décharger leurs marchandises. Les producteurs de cacao se font prendre dans ce piège, qui les laisse attendre depuis plusieurs semaines. Le point de blocage, selon deux syndicats agricoles, est lié à la non-délivrance du connaissement, un document administratif permettant d'exporter le cacao à l'étranger.
Fousseyni Sawadogo, un producteur de cacao, explique que chaque soir, il paie 10 000 francs CFA pour la sécurité de son camion. « Si s'il n'y a pas de sécurité, quelqu'un peut déchirer nos bâches, prendre notre cacao et partir », assure-t-il.
Les attentes sont longues et coûteuses. Les producteurs ne travaillent plus depuis le 26 décembre, ce qui signifie une perte importante d'argent. Selon Seydou Sangaré, qui surveille son camion jour et nuit, « on ne travaille pas, depuis le 26 décembre, jusqu'à aujourd'hui. Si ça tournait bien, on pouvait faire au moins cinq à six voyages ».
Mais qu'est-ce que les producteurs attendent ? Le paiement de leurs productions, qui sont attirés par une odeur de fermentation et une moisissure qui s'accroît chaque jour. "La moisissure prend le cacao", se demande Fousseyni Ouattara.
Le marché du cacao est en berne depuis plusieurs semaines. Le prix bord champ atteint un record, mais les exportations sont bloquées. Selon l'Anaproci et le Synapci, deux syndicats agricoles, le secteur traverse une crise au niveau de la vente.
Les producteurs affirment subir de lourds retards de paiements car les usiniers n'ont pas évacué leurs marchandises. Impossible pour eux de vendre les fèves de cacao, qui finissent dans des sacs entassés dans plusieurs coopératives. "Les producteurs les plus désespérés bradent leurs fèves à 2 000 FCFA le kilo, mais il n'y a même plus d'achat bord champ", explique Koffi Kanga, le président de l'Anaproci.
Le Conseil du Café-Cacao estime que près de 70% de la production nationale a été acheminée vers les deux principaux ports de San Pedro et d'Abidjan. Le montant versé par l'État aux producteurs est estimé à près de 2 800 milliards de FCFA.
Une crise sans précédent, qui laisse les producteurs de cacao dans une situation désespérée. Et pourquoi ? Car le marché mondial est en berne, et la sécurité des camions est devenue un impératif.
Des dizaines de camions stationnés en file indienne, près du port d'Abidjan, attendent la permission pour décharger leurs marchandises. Les producteurs de cacao se font prendre dans ce piège, qui les laisse attendre depuis plusieurs semaines. Le point de blocage, selon deux syndicats agricoles, est lié à la non-délivrance du connaissement, un document administratif permettant d'exporter le cacao à l'étranger.
Fousseyni Sawadogo, un producteur de cacao, explique que chaque soir, il paie 10 000 francs CFA pour la sécurité de son camion. « Si s'il n'y a pas de sécurité, quelqu'un peut déchirer nos bâches, prendre notre cacao et partir », assure-t-il.
Les attentes sont longues et coûteuses. Les producteurs ne travaillent plus depuis le 26 décembre, ce qui signifie une perte importante d'argent. Selon Seydou Sangaré, qui surveille son camion jour et nuit, « on ne travaille pas, depuis le 26 décembre, jusqu'à aujourd'hui. Si ça tournait bien, on pouvait faire au moins cinq à six voyages ».
Mais qu'est-ce que les producteurs attendent ? Le paiement de leurs productions, qui sont attirés par une odeur de fermentation et une moisissure qui s'accroît chaque jour. "La moisissure prend le cacao", se demande Fousseyni Ouattara.
Le marché du cacao est en berne depuis plusieurs semaines. Le prix bord champ atteint un record, mais les exportations sont bloquées. Selon l'Anaproci et le Synapci, deux syndicats agricoles, le secteur traverse une crise au niveau de la vente.
Les producteurs affirment subir de lourds retards de paiements car les usiniers n'ont pas évacué leurs marchandises. Impossible pour eux de vendre les fèves de cacao, qui finissent dans des sacs entassés dans plusieurs coopératives. "Les producteurs les plus désespérés bradent leurs fèves à 2 000 FCFA le kilo, mais il n'y a même plus d'achat bord champ", explique Koffi Kanga, le président de l'Anaproci.
Le Conseil du Café-Cacao estime que près de 70% de la production nationale a été acheminée vers les deux principaux ports de San Pedro et d'Abidjan. Le montant versé par l'État aux producteurs est estimé à près de 2 800 milliards de FCFA.
Une crise sans précédent, qui laisse les producteurs de cacao dans une situation désespérée. Et pourquoi ? Car le marché mondial est en berne, et la sécurité des camions est devenue un impératif.