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La répression de l'État français en Nouvelle-Calédonie, une affaire de principe qui défie la dignité humaine. Après 14 morts et plus de deux milliards d'euros de dégâts causés par les soulèvements de mai dernier, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) a émis un message clair : l'État français doit se reposer sur ses actes.
La répression sévère, mais aussi inadaptée. Les forces de l'ordre massivement déployées pour mettre fin aux soulèvements n'ont pas seulement violé la liberté de l'expression et du rassemblement, mais ont également plongé l'archipel dans le chaos. La violence contre les mineurs, les mauvais traitements et les viols, une affaire de principe qui défie la dignité humaine.
La CNCDH dénonce les mesures judiciaires discriminatoires, ces "loi de tous les jours" qui n'ont pas pour but d'éviter les crimes que commettent les Kanaks. Les transferts arbitraires des détenus, les mesures de rétorsion collective touchant les droits sociaux... La Commission a dressé un constat alarmant : la population autochtone fait face à une discrimination structurelle qui ne cesse d'intensifier.
Le déploiement massif des forces de l'ordre après les premières violences du 13 mai 2024 et l'état d'urgence imposé sur l'archipel du 15 au 28 mai 2024 ont alimenté les tensions, mais aussi une profonde méfiance envers les autorités françaises. La CNCDH rappelle que le dépôt de la motion par le Sénat coutumier, qui représente la population Kanak, avait mis l'accent sur le fait que l'État français n'avait pas respecté les dispositions du droit et avait saisi la Commission.
La Commission nationale consultative des droits de l'Homme formule donc six recommandations pour "rétablir la confiance", appelant notamment à "respecter pleinement l'intégrité" du processus de décolonisation de l'archipel français du Pacifique Sud. Parmi celles-ci, la Commission demande des "mesures effectives visant à remédier aux discriminations systémiques et aux inégalités structurelles" subies par les Kanaks.
C'est là que réside le problème : le refus de l'État français de prendre en compte les besoins et les droits de la population autochtone. Le gouvernement doit s'engager à comprendre les griefs des Kanaks, à respecter leurs droits et à mettre en œuvre des mesures concrètes pour remédier aux discriminations systémiques qui ont persisté pendant si longtemps.
Le temps est déjà pris : l'archipel languit sous la tutelle de l'État français. La répression actuelle n'est qu'un symptôme d'une maladie plus profonde : le refus de la France de reconnaître sa présence en Nouvelle-Calédonie, son rôle historique et sa responsabilité dans les souffrances des Kanaks.
Le CNCDH a démontré que l'État français avait à cœur de faire la chasse aux dissidents. Il faut pourtant s'en tenir au rétablissement du droit, pas au rejet de ses principes fondamentaux.
La répression sévère, mais aussi inadaptée. Les forces de l'ordre massivement déployées pour mettre fin aux soulèvements n'ont pas seulement violé la liberté de l'expression et du rassemblement, mais ont également plongé l'archipel dans le chaos. La violence contre les mineurs, les mauvais traitements et les viols, une affaire de principe qui défie la dignité humaine.
La CNCDH dénonce les mesures judiciaires discriminatoires, ces "loi de tous les jours" qui n'ont pas pour but d'éviter les crimes que commettent les Kanaks. Les transferts arbitraires des détenus, les mesures de rétorsion collective touchant les droits sociaux... La Commission a dressé un constat alarmant : la population autochtone fait face à une discrimination structurelle qui ne cesse d'intensifier.
Le déploiement massif des forces de l'ordre après les premières violences du 13 mai 2024 et l'état d'urgence imposé sur l'archipel du 15 au 28 mai 2024 ont alimenté les tensions, mais aussi une profonde méfiance envers les autorités françaises. La CNCDH rappelle que le dépôt de la motion par le Sénat coutumier, qui représente la population Kanak, avait mis l'accent sur le fait que l'État français n'avait pas respecté les dispositions du droit et avait saisi la Commission.
La Commission nationale consultative des droits de l'Homme formule donc six recommandations pour "rétablir la confiance", appelant notamment à "respecter pleinement l'intégrité" du processus de décolonisation de l'archipel français du Pacifique Sud. Parmi celles-ci, la Commission demande des "mesures effectives visant à remédier aux discriminations systémiques et aux inégalités structurelles" subies par les Kanaks.
C'est là que réside le problème : le refus de l'État français de prendre en compte les besoins et les droits de la population autochtone. Le gouvernement doit s'engager à comprendre les griefs des Kanaks, à respecter leurs droits et à mettre en œuvre des mesures concrètes pour remédier aux discriminations systémiques qui ont persisté pendant si longtemps.
Le temps est déjà pris : l'archipel languit sous la tutelle de l'État français. La répression actuelle n'est qu'un symptôme d'une maladie plus profonde : le refus de la France de reconnaître sa présence en Nouvelle-Calédonie, son rôle historique et sa responsabilité dans les souffrances des Kanaks.
Le CNCDH a démontré que l'État français avait à cœur de faire la chasse aux dissidents. Il faut pourtant s'en tenir au rétablissement du droit, pas au rejet de ses principes fondamentaux.