BulleFurtive
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L'attaque meurtrière du 4 février dernier à Kendié, au cœur de la région de Bandiagara au Mali, a montré que même les chasseurs dozos, ces traditionnels soldats du peuple malien, ne sont pas en sécurité face aux jihadistes du Jnim. Le groupe armé avait envoyé des drones kamikazes sur la position de Dan Na Ambassagou, avant de prendre d'assaut leur quartier général.
C'est un bilan tragique : 5 morts et 4 blessés graves, les victimes évacuées vers l'hôpital de Bandiagara. Le Jnim a revendiqué cette attaque et diffusé des vidéos de propagande, montrant cadavres et matériel en flammes.
Cette attaque n'est pas une exception, car les chasseurs dozos sont déjà de plus en plus visés par le Jnim depuis plusieurs mois. Le 12 janvier dernier, dans la même zone, ils avaient été ciblés à Koundialan, avec une dizaine de morts, dont des villageois.
C'est que ces chasseurs traditionnels sont plus que jamais en première ligne face aux jihadistes. D'après plusieurs sources, l'armée et le Jnim ont conclu un accord tacite de non-agression pour la région de Bandiagara depuis environ sept ou huit mois. Les forces maliennes sont toujours présentes, mais certaines positions ont été levées et les militaires ne subissent plus d'attaque.
Les jihadistes circulent librement, prélèvent la zakat dans de nombreux villages et permettent à des populations déplacées de rentrer chez elles. C'est une situation tendue pour le peuple malien, qui doit faire face à cette menace en constante évolution.
Depuis le 1er février, les chasseurs de Dan Na Ambassagou ont diffusé plusieurs vidéos pour exprimer leur inquiétude et demander le soutien de l'armée. Ce sont des appels à l'action qui montrent que ces soldats ne sont pas prêts à se taire face aux menaces qui les entourent.
La situation à Kendié est une révélation tragique, mais aussi d'une réalité pour la plupart des Malien : les chasseurs dozos sont souvent les premiers à se battre contre les jihadistes, alors que l'armée maliène est souvent impuissante face à ces menaces.
C'est un bilan tragique : 5 morts et 4 blessés graves, les victimes évacuées vers l'hôpital de Bandiagara. Le Jnim a revendiqué cette attaque et diffusé des vidéos de propagande, montrant cadavres et matériel en flammes.
Cette attaque n'est pas une exception, car les chasseurs dozos sont déjà de plus en plus visés par le Jnim depuis plusieurs mois. Le 12 janvier dernier, dans la même zone, ils avaient été ciblés à Koundialan, avec une dizaine de morts, dont des villageois.
C'est que ces chasseurs traditionnels sont plus que jamais en première ligne face aux jihadistes. D'après plusieurs sources, l'armée et le Jnim ont conclu un accord tacite de non-agression pour la région de Bandiagara depuis environ sept ou huit mois. Les forces maliennes sont toujours présentes, mais certaines positions ont été levées et les militaires ne subissent plus d'attaque.
Les jihadistes circulent librement, prélèvent la zakat dans de nombreux villages et permettent à des populations déplacées de rentrer chez elles. C'est une situation tendue pour le peuple malien, qui doit faire face à cette menace en constante évolution.
Depuis le 1er février, les chasseurs de Dan Na Ambassagou ont diffusé plusieurs vidéos pour exprimer leur inquiétude et demander le soutien de l'armée. Ce sont des appels à l'action qui montrent que ces soldats ne sont pas prêts à se taire face aux menaces qui les entourent.
La situation à Kendié est une révélation tragique, mais aussi d'une réalité pour la plupart des Malien : les chasseurs dozos sont souvent les premiers à se battre contre les jihadistes, alors que l'armée maliène est souvent impuissante face à ces menaces.