"Manchots, les sentinelles du réchauffement climatique"
Les manchots papous, Adélie et jugulaires ont décalé drastiquement leur saison de reproduction en Antarctique. Cette évolution remarquable pourrait être la réponse au réchauffement climatique. En dix ans, le calendrier de reproduction de ces espèces a avancé d'une moyenne de treize jours et en some des colonies, jusqu'à vingt-quatre jours.
Cette évolution est encore plus significative si l'on considère que la température moyenne au sol dans les zones de reproduction a augmenté de 3°C entre 2012 et 2022, soit 0,3°C par an. C'est plus de quatre fois plus rapide que la moyenne en Antarctique, ce qui en fait un des habitats qui se réchauffent le plus rapidement sur Terre.
Les manchots ont donc modifié leur comportement pour s'adapter à ces changements climatiques. Mais, selon les chercheurs, cette adaptation pourrait avoir des conséquences négatives sur leurs populations. "Les évolutions sont si rapides que les manchots pourraient à terme se reproduire à une période où leurs proies ne sont pas encore présentes", souligne Ignacio Juarez Martínez.
Cette évolution peut également augmenter la compétition entre ces espèces de manchots pour l'accès à la nourriture et à l'espace de nidification. Des "gagnants" et des "perdants" seraient amenés à disparaître, avec probablement des impacts négatifs sur d'autres espèces sur toute la planète.
Les chercheurs estiment que poursuivre le suivi de ces colonies et analyser l'impact de cette reproduction précoce sur leur taux de réussite des naissances sera essentiel. "L'évolution de leur calendrier de reproduction est un indicateur intéressant qui montre l'importance de poursuivre l'observation de ces colonies de manchots afin de déterminer si ces mutations ont des impacts négatifs sur leurs populations", souligne Michelle LaRue, chercheuse en sciences marines antarctiques à l'université de Canterbury.
Les manchots papous, Adélie et jugulaires ont décalé drastiquement leur saison de reproduction en Antarctique. Cette évolution remarquable pourrait être la réponse au réchauffement climatique. En dix ans, le calendrier de reproduction de ces espèces a avancé d'une moyenne de treize jours et en some des colonies, jusqu'à vingt-quatre jours.
Cette évolution est encore plus significative si l'on considère que la température moyenne au sol dans les zones de reproduction a augmenté de 3°C entre 2012 et 2022, soit 0,3°C par an. C'est plus de quatre fois plus rapide que la moyenne en Antarctique, ce qui en fait un des habitats qui se réchauffent le plus rapidement sur Terre.
Les manchots ont donc modifié leur comportement pour s'adapter à ces changements climatiques. Mais, selon les chercheurs, cette adaptation pourrait avoir des conséquences négatives sur leurs populations. "Les évolutions sont si rapides que les manchots pourraient à terme se reproduire à une période où leurs proies ne sont pas encore présentes", souligne Ignacio Juarez Martínez.
Cette évolution peut également augmenter la compétition entre ces espèces de manchots pour l'accès à la nourriture et à l'espace de nidification. Des "gagnants" et des "perdants" seraient amenés à disparaître, avec probablement des impacts négatifs sur d'autres espèces sur toute la planète.
Les chercheurs estiment que poursuivre le suivi de ces colonies et analyser l'impact de cette reproduction précoce sur leur taux de réussite des naissances sera essentiel. "L'évolution de leur calendrier de reproduction est un indicateur intéressant qui montre l'importance de poursuivre l'observation de ces colonies de manchots afin de déterminer si ces mutations ont des impacts négatifs sur leurs populations", souligne Michelle LaRue, chercheuse en sciences marines antarctiques à l'université de Canterbury.