L'entreprise de détail Intersport a été frappée d'une amende colossale de 3,5 millions d'euros par la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour avoir transmis pendant des années les données personnelles de ses membres de fidélité à un réseau social sans obtenir leur consentement.
Une enquête menée en février 2023 a révélé que l'entreprise avait transmis les adresses électroniques et/ou les numéros de téléphone de ses membres à Facebook pour cibler des publicités. Cette pratique est considérée comme illégale car elle viole le règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui exige que les entreprises obtenent le consentement des utilisateurs avant de les transmettre à un tiers.
La Cnil a jugé que l'entreprise avait commis plusieurs manquements, notamment :
* L'absence d'une base légale valable pour le ciblage publicitaire mis en place
* Le manque d'information claire sur la transmission des données à un réseau social à des fins de publicité ciblée
* Un manquement à l'obligation d'information, car les informations mises à disposition des utilisateurs ne permettaient pas d'identifier clairement les finalités des traitements ni les bases légales associées
* Des imprécisions et erreurs dans la politique de confidentialité de l'entreprise
Ces manquements ont été jugés incompatibles avec les exigences de transparence du RGPD. L'entreprise a également commis des infractions liées aux cookies, en déposant plusieurs traceurs avant tout choix de l'utilisateur sans supprimer ceux-ci en cas de refus.
La Cnil a travaillé avec ses homologues européens de 16 pays pour mener cette enquête et a révélé que plus de 10 millions d'utilisateurs européens sont concernés par cette affaire.
Une enquête menée en février 2023 a révélé que l'entreprise avait transmis les adresses électroniques et/ou les numéros de téléphone de ses membres à Facebook pour cibler des publicités. Cette pratique est considérée comme illégale car elle viole le règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui exige que les entreprises obtenent le consentement des utilisateurs avant de les transmettre à un tiers.
La Cnil a jugé que l'entreprise avait commis plusieurs manquements, notamment :
* L'absence d'une base légale valable pour le ciblage publicitaire mis en place
* Le manque d'information claire sur la transmission des données à un réseau social à des fins de publicité ciblée
* Un manquement à l'obligation d'information, car les informations mises à disposition des utilisateurs ne permettaient pas d'identifier clairement les finalités des traitements ni les bases légales associées
* Des imprécisions et erreurs dans la politique de confidentialité de l'entreprise
Ces manquements ont été jugés incompatibles avec les exigences de transparence du RGPD. L'entreprise a également commis des infractions liées aux cookies, en déposant plusieurs traceurs avant tout choix de l'utilisateur sans supprimer ceux-ci en cas de refus.
La Cnil a travaillé avec ses homologues européens de 16 pays pour mener cette enquête et a révélé que plus de 10 millions d'utilisateurs européens sont concernés par cette affaire.