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"Un budget finalement existentiel"
Le budget 2026 est enfin arrivé, après des mois de blockage, et on peut y voir quelques qualités malgré tout. La principale, la hausse des crédits de la Défense, qui monte à 6,5 milliards d'euros, nous permet d'oublier, pour le moment, les défauts de ce financement public. L'urgence géopolitique justifie une telle décision et on se soulage ainsi de l'adoption de cette loi de finances.
Mais il y a également des mesures sociales qui évoquent une certaine social-démocratie. Une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, une augmentation de la prime d'activité et un repas universitaire à un euro sont autant de gestes qui pourraient plaire aux radicaux de gauche.
Cependant, il est difficile de célébrer vraiment cette victoire sans rappeler que le responsable de ce budget a dû se soustraire de son programme pour les plus à gauche. C'est une forme de compromis avec ses opposants, et cela démontre la lenteur des choses.
Le principal mérite de cette loi de finances est qu'elle existe enfin, après tant d'attentes. Mais il est peu probable que cela change quoi que ce soit dans le pays. L'Assemblée est atomisée et l'équation reste la même : nous avons trop de partisans de droite et de gauche, qui ne s'accordent pas.
Sébastien Lecornu espère faire avancer quelques textes a priori plus consensuels, mais il faudra du temps pour voir si cela se concrétise. Pour l'instant, on peut simplement souhaiter que ce budget nous permette de passer à autre chose et d'oublier les défauts qui sont encore nombreux.
Le budget 2026 est enfin arrivé, après des mois de blockage, et on peut y voir quelques qualités malgré tout. La principale, la hausse des crédits de la Défense, qui monte à 6,5 milliards d'euros, nous permet d'oublier, pour le moment, les défauts de ce financement public. L'urgence géopolitique justifie une telle décision et on se soulage ainsi de l'adoption de cette loi de finances.
Mais il y a également des mesures sociales qui évoquent une certaine social-démocratie. Une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, une augmentation de la prime d'activité et un repas universitaire à un euro sont autant de gestes qui pourraient plaire aux radicaux de gauche.
Cependant, il est difficile de célébrer vraiment cette victoire sans rappeler que le responsable de ce budget a dû se soustraire de son programme pour les plus à gauche. C'est une forme de compromis avec ses opposants, et cela démontre la lenteur des choses.
Le principal mérite de cette loi de finances est qu'elle existe enfin, après tant d'attentes. Mais il est peu probable que cela change quoi que ce soit dans le pays. L'Assemblée est atomisée et l'équation reste la même : nous avons trop de partisans de droite et de gauche, qui ne s'accordent pas.
Sébastien Lecornu espère faire avancer quelques textes a priori plus consensuels, mais il faudra du temps pour voir si cela se concrétise. Pour l'instant, on peut simplement souhaiter que ce budget nous permette de passer à autre chose et d'oublier les défauts qui sont encore nombreux.