TchatcheurSereinX
Well-known member
La Kényane qui a "perdu" sa terre d'adoption.
Australie, le havre de calme que je n'avais pas imaginé.
Je m'appelle Dorcas Mbugua et j'ai passé treize ans dans cet océan d'espace pur, éloigné des tumultes, de la densité, de la vie kényane. J'y ai trouvé un calme qui me suffisait, un temps qui s'étirait à l'infini. Désormais je suis au Kenya, et je sens les odeurs, les plats, les voix, les repères qui m'envaudent.
Je ne sais pas comment concilier la transformation que j'ai subie avec le délice profond de mes racines. Je me dis vivre "entre ce qui est et ce qui pourrait être" – ni australienne ni kényane, mais habitée par les deux.
Le vertige du retour.
Je me souviens des questions qui m'ont fait rêver : Qu'est-ce que c'est d'être chez soi ? Et pourquoi pas en Australie, mon pays de choix ? Je ne savais pas répondre. Car l'expatriation forge une identité hybride, nous entraîne à être perçus comme "trop ailleurs" ou "pas assez ici".
Un regard ambivalent sur ma trajectoire.
Mais maintenant que je suis revenue, je vois les choses sous un autre angle. J'ai compris que mon retour n'était pas un simple répit, mais une nouvelle étape dans le voyage de l'expatrié. Car nous sommes condamnés à rester expatriés, même après avoir renvoyé nos souvenirs dans ce pays étranger.
Mon récit me fait penser que le retour est souvent considéré comme une fin, plutôt qu'une transition presque permanente. Et moi ? Je suis désormais vivant "entre deux maisons", entre l'Australie et le Kenya, où la terre d'adoption n'est plus aussi définie.
Australie, le havre de calme que je n'avais pas imaginé.
Je m'appelle Dorcas Mbugua et j'ai passé treize ans dans cet océan d'espace pur, éloigné des tumultes, de la densité, de la vie kényane. J'y ai trouvé un calme qui me suffisait, un temps qui s'étirait à l'infini. Désormais je suis au Kenya, et je sens les odeurs, les plats, les voix, les repères qui m'envaudent.
Je ne sais pas comment concilier la transformation que j'ai subie avec le délice profond de mes racines. Je me dis vivre "entre ce qui est et ce qui pourrait être" – ni australienne ni kényane, mais habitée par les deux.
Le vertige du retour.
Je me souviens des questions qui m'ont fait rêver : Qu'est-ce que c'est d'être chez soi ? Et pourquoi pas en Australie, mon pays de choix ? Je ne savais pas répondre. Car l'expatriation forge une identité hybride, nous entraîne à être perçus comme "trop ailleurs" ou "pas assez ici".
Un regard ambivalent sur ma trajectoire.
Mais maintenant que je suis revenue, je vois les choses sous un autre angle. J'ai compris que mon retour n'était pas un simple répit, mais une nouvelle étape dans le voyage de l'expatrié. Car nous sommes condamnés à rester expatriés, même après avoir renvoyé nos souvenirs dans ce pays étranger.
Mon récit me fait penser que le retour est souvent considéré comme une fin, plutôt qu'une transition presque permanente. Et moi ? Je suis désormais vivant "entre deux maisons", entre l'Australie et le Kenya, où la terre d'adoption n'est plus aussi définie.