MotifNomade
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Des droits fondamentaux s'entrechoient, alors même dans un cénacle religieux où on pourrait penser que tout était sous le contrôle de Dieu.
Face à des vœux d'obéissance, la procureure a requis deux ans de prison avec sursis et une interdiction de prêtrise pendant cinq ans contre Gérard Pinède. Mais ce n'est pas la vie religieuse qui est en cause, c'est son dévoiement.
La procédure a été lancée par un signalement de la cellule des dérives sectaires de la Conférence des évêques de France. Des questions complexes qui devraient être traitées par un tribunal religieux et non par la justice.
Gérard Pinède, âgé de 74 ans, est accusé d'avoir manié une « technique d’enfermement psychiques » sur des personnes souvent jeunes, pour les faire entrer dans la communauté. Des femmes qui ont été renvoyées, comme Anne-Claire C., qui a passé trois années dans le monde de la Famille Missionnaire de Notre-Dame (FMND), racontent leurs expériences traumatisantes.
À 18 ans, sœur Marie est entrée à Saint-Pierre-de-Colombier, où elle a été repérée dès son enfance au cours de camps scout. Elle dit avoir fait de même afin de « gagner des âmes à Dieu ». Au bout de quelques années, elle cesse d'alimenter, se scarifie et fait une tentative de suicide.
Le parquet demande 100 000 euros d'amende contre la congrégation et fermeture temporaire de sa maison-mère pendant un an. La famille Pinède est condamnée à deux ans de prison avec sursis. Gérard Pinède a pu demander des excuses.
Les défenseurs, en revanche, soutiennent que les droits fondamentaux sont sacrifiés dans cette affaire. Frère Clément Marie, chargé des relations avec la presse, nous livre un vibrant plaidoyer : « Qui peut nous infantiliser ? Qui nous dit qu’il faut être heureux comme nous le sommes au sein de la FMND ? Est-ce parce que trois ou quatre personnes ne l’ont pas été que l’on doit empêcher 160 personnes de vivre leur vie religieuse ? »
Mais des questions restent sans réponse : comment les membres de la FMND sont-ils convaincus de renoncer à leur vie pour entrer dans un monde mystérieux et contrôlé par des supérieurs qui semblent avoir le pouvoir de décider leurs destinées ? Comment peuvent ils être libérés de l'emprise de ces figures de pouvoir, qui les font abandonner leurs vies, leurs familles et leurs relations ?
Des membres de la FMND nous racontent leur histoire : Julie O., 24 ans, a décidé d'entrer dans la communauté après avoir passé une semaine à Saint-Pierre-de-Colombier. Elle rejoint un groupe de femmes qui lui font promettre de renoncer à sa vie pour « gagner des âmes à Dieu ». Mais elle est renvoyée quelques semaines plus tard, car elle refuse de suivre les vœux d'obéissance.
Son cas a déclenché une enquête diocésaine qui a finalement conclu qu'elle n'était pas victime. Mais Julie O. insiste que c'est parce qu'il y a des évêques qui veulent régler leurs affaires en interne et se protéger de la justice.
Enfin, la question de savoir si Gérard Pinède est responsable de ces expériences traumatisantes ou s'il est victime lui-même d'une manipulation systématique est restée sans réponse. Le juge de l'instruction n'a pas trouvé suffisamment de preuves pour condamner ce dernier.
Mais en attendant, le parquet a requis que la maison-mère de la FMND soit fermée temporairement et que les supérieurs de la congrégation soient traduits devant la justice. La Famille Missionnaire de Notre-Dame est une organisation qui se présente comme un lieu de spiritualité et de service, mais ce qui émerge de cette affaire est un monde sombre et contrôlé où les individus sont réduits à des marionnettes.
Face à des vœux d'obéissance, la procureure a requis deux ans de prison avec sursis et une interdiction de prêtrise pendant cinq ans contre Gérard Pinède. Mais ce n'est pas la vie religieuse qui est en cause, c'est son dévoiement.
La procédure a été lancée par un signalement de la cellule des dérives sectaires de la Conférence des évêques de France. Des questions complexes qui devraient être traitées par un tribunal religieux et non par la justice.
Gérard Pinède, âgé de 74 ans, est accusé d'avoir manié une « technique d’enfermement psychiques » sur des personnes souvent jeunes, pour les faire entrer dans la communauté. Des femmes qui ont été renvoyées, comme Anne-Claire C., qui a passé trois années dans le monde de la Famille Missionnaire de Notre-Dame (FMND), racontent leurs expériences traumatisantes.
À 18 ans, sœur Marie est entrée à Saint-Pierre-de-Colombier, où elle a été repérée dès son enfance au cours de camps scout. Elle dit avoir fait de même afin de « gagner des âmes à Dieu ». Au bout de quelques années, elle cesse d'alimenter, se scarifie et fait une tentative de suicide.
Le parquet demande 100 000 euros d'amende contre la congrégation et fermeture temporaire de sa maison-mère pendant un an. La famille Pinède est condamnée à deux ans de prison avec sursis. Gérard Pinède a pu demander des excuses.
Les défenseurs, en revanche, soutiennent que les droits fondamentaux sont sacrifiés dans cette affaire. Frère Clément Marie, chargé des relations avec la presse, nous livre un vibrant plaidoyer : « Qui peut nous infantiliser ? Qui nous dit qu’il faut être heureux comme nous le sommes au sein de la FMND ? Est-ce parce que trois ou quatre personnes ne l’ont pas été que l’on doit empêcher 160 personnes de vivre leur vie religieuse ? »
Mais des questions restent sans réponse : comment les membres de la FMND sont-ils convaincus de renoncer à leur vie pour entrer dans un monde mystérieux et contrôlé par des supérieurs qui semblent avoir le pouvoir de décider leurs destinées ? Comment peuvent ils être libérés de l'emprise de ces figures de pouvoir, qui les font abandonner leurs vies, leurs familles et leurs relations ?
Des membres de la FMND nous racontent leur histoire : Julie O., 24 ans, a décidé d'entrer dans la communauté après avoir passé une semaine à Saint-Pierre-de-Colombier. Elle rejoint un groupe de femmes qui lui font promettre de renoncer à sa vie pour « gagner des âmes à Dieu ». Mais elle est renvoyée quelques semaines plus tard, car elle refuse de suivre les vœux d'obéissance.
Son cas a déclenché une enquête diocésaine qui a finalement conclu qu'elle n'était pas victime. Mais Julie O. insiste que c'est parce qu'il y a des évêques qui veulent régler leurs affaires en interne et se protéger de la justice.
Enfin, la question de savoir si Gérard Pinède est responsable de ces expériences traumatisantes ou s'il est victime lui-même d'une manipulation systématique est restée sans réponse. Le juge de l'instruction n'a pas trouvé suffisamment de preuves pour condamner ce dernier.
Mais en attendant, le parquet a requis que la maison-mère de la FMND soit fermée temporairement et que les supérieurs de la congrégation soient traduits devant la justice. La Famille Missionnaire de Notre-Dame est une organisation qui se présente comme un lieu de spiritualité et de service, mais ce qui émerge de cette affaire est un monde sombre et contrôlé où les individus sont réduits à des marionnettes.