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Le pass culture, l'expérience décevante de la jeunesse
Depuis mars dernier, le dispositif de soutien à la culture pour les jeunes a connu une série de changements qui ont suscité la réprobation des libraires et des associations culturelles. Les 15-16 ans sont désormais exclus, tandis que les moins de 18 ans bénéficient d'une enveloppe de 150 euros valable pour trois ans. Ce nouveau système a suscité l'indignation de Pierre Coutelle et Sabine Agraffel, coprésidentes de la librairie indépendante "Des livres et nous" à Périgueux.
"Avec l'enveloppe du ministère de la Culture, ils se sont offerts des ouvrages hors programme scolaire", explique Pierre Coutelle. Les jeunes ont ainsi découvert un public plus large que celui prévu, en investissant les rayons dédiés à la littérature et à la poésie. Même si le ministère de la Culture espérait favoriser la diversité des pratiques culturelles, l'expérience montre que le pass culture a surtout profité à l'édition.
Selon la Cour des comptes, chaque trimestre entre 42% et 55% des montants ont été dépensés pour acheter des livres. Ce pourcentage est loin de réconcilier avec les attentes du ministère, qui espérait favoriser une diversification des pratiques culturelles. En réalité, l'expérience a démontré une intensification des pratiques déjà installées, comme la lecture.
Les libraires soulignent également que le pass culture n'a pas permis de sensibiliser un public nouveau au plaisir de la lecture, mais plutôt de réveiller les habitudes culturelles déjà établies. La Cour des comptes regrette même l'impact limité du dispositif sur la durée de fréquentation des lieux culturels.
L'exemple de Marine Gil et Grégory Belfio, deux libraires qui ont expérimenté le pass culture, confirme ces observations. "Une fois la somme dépensée, c'est un public qu'on ne revoyait pas forcément", modère Marine Gil. Le système a même permis de sensibiliser les jeunes à l'importance des lectures, mais il n'a pas été suffisant pour révolutionner les habitudes culturelles.
Depuis mars dernier, le dispositif de soutien à la culture pour les jeunes a connu une série de changements qui ont suscité la réprobation des libraires et des associations culturelles. Les 15-16 ans sont désormais exclus, tandis que les moins de 18 ans bénéficient d'une enveloppe de 150 euros valable pour trois ans. Ce nouveau système a suscité l'indignation de Pierre Coutelle et Sabine Agraffel, coprésidentes de la librairie indépendante "Des livres et nous" à Périgueux.
"Avec l'enveloppe du ministère de la Culture, ils se sont offerts des ouvrages hors programme scolaire", explique Pierre Coutelle. Les jeunes ont ainsi découvert un public plus large que celui prévu, en investissant les rayons dédiés à la littérature et à la poésie. Même si le ministère de la Culture espérait favoriser la diversité des pratiques culturelles, l'expérience montre que le pass culture a surtout profité à l'édition.
Selon la Cour des comptes, chaque trimestre entre 42% et 55% des montants ont été dépensés pour acheter des livres. Ce pourcentage est loin de réconcilier avec les attentes du ministère, qui espérait favoriser une diversification des pratiques culturelles. En réalité, l'expérience a démontré une intensification des pratiques déjà installées, comme la lecture.
Les libraires soulignent également que le pass culture n'a pas permis de sensibiliser un public nouveau au plaisir de la lecture, mais plutôt de réveiller les habitudes culturelles déjà établies. La Cour des comptes regrette même l'impact limité du dispositif sur la durée de fréquentation des lieux culturels.
L'exemple de Marine Gil et Grégory Belfio, deux libraires qui ont expérimenté le pass culture, confirme ces observations. "Une fois la somme dépensée, c'est un public qu'on ne revoyait pas forcément", modère Marine Gil. Le système a même permis de sensibiliser les jeunes à l'importance des lectures, mais il n'a pas été suffisant pour révolutionner les habitudes culturelles.