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La justice kényane a enfin donné la raison aux agriculteurs qui avaient déposé une plainte contre la loi sur les semences, adoptée en 2012 et interdisant le partage et la vente de graines indigènes. La cour a jugé que cette loi est illégale car elle va à l'encontre de la Constitution kenyeane qui garantit aux communautés rurales leur souveraineté sur leurs ressources, y compris les semences.
Cette victoire pourrait être un tournant dans le paysage des luttes contre la privatisation des ressources naturelles en Afrique. Les autorités kényanes avaient justifié cette loi en disant qu'elle permettrait une sécurité alimentaire de meilleure qualité grâce aux semences brevetées, mais les défenseurs du droit à l'agriculture et à la souveraineté ont contredisé ces arguments.
Selon Mary Kathomi, de l'ONG Kilimo Cha Haki, cette victoire n'est qu'une première étape d'un long combat. "Cette loi représentait les prémices à la légalisation des organismes génétiquement modifiés", a-t-elle déclaré. "Les OGM ne peuvent fonctionner que si le partage de graines devient illégal. On l'interdit, donc on légalise les OGM, on instaure une loi punitive". Ce système est perçu comme un moyen pour les nations productrices de semences d'exercer leur influence sur les pays consommateurs.
Les agriculteurs qui bénéficient de cette victoire sont extrêmement heureux. "C'est le plus beau jour de ma vie ! On est maintenant libérés des industriels", a déclaré Justus Mwololo, le président du Forum kényan des petits agriculteurs. "Sans cela, on aurait perdu notre souveraineté sur nos semences, nous ne pourrions plus choisir la nourriture que l'on produit. Notre nation serait devenue esclave des autres nations productrices de semences".
Cette victoire pourrait avoir des conséquences importantes pour les pays africains qui sont confrontés à un accès limité aux ressources naturelles et aux technologies modernes. Les défenseurs du droit à l'agriculture et à la souveraineté devraient continuer à se battre contre les lois et politiques qui visent à privatiser ces ressources.
Cette victoire pourrait être un tournant dans le paysage des luttes contre la privatisation des ressources naturelles en Afrique. Les autorités kényanes avaient justifié cette loi en disant qu'elle permettrait une sécurité alimentaire de meilleure qualité grâce aux semences brevetées, mais les défenseurs du droit à l'agriculture et à la souveraineté ont contredisé ces arguments.
Selon Mary Kathomi, de l'ONG Kilimo Cha Haki, cette victoire n'est qu'une première étape d'un long combat. "Cette loi représentait les prémices à la légalisation des organismes génétiquement modifiés", a-t-elle déclaré. "Les OGM ne peuvent fonctionner que si le partage de graines devient illégal. On l'interdit, donc on légalise les OGM, on instaure une loi punitive". Ce système est perçu comme un moyen pour les nations productrices de semences d'exercer leur influence sur les pays consommateurs.
Les agriculteurs qui bénéficient de cette victoire sont extrêmement heureux. "C'est le plus beau jour de ma vie ! On est maintenant libérés des industriels", a déclaré Justus Mwololo, le président du Forum kényan des petits agriculteurs. "Sans cela, on aurait perdu notre souveraineté sur nos semences, nous ne pourrions plus choisir la nourriture que l'on produit. Notre nation serait devenue esclave des autres nations productrices de semences".
Cette victoire pourrait avoir des conséquences importantes pour les pays africains qui sont confrontés à un accès limité aux ressources naturelles et aux technologies modernes. Les défenseurs du droit à l'agriculture et à la souveraineté devraient continuer à se battre contre les lois et politiques qui visent à privatiser ces ressources.